Série mania – Netflix gaga

popcorn-1.pngIl y a quelques jours j’ai lu plusieurs articles de sélection de séries. Cela m’a permis d’avoir des avis extérieurs sur des séries que j’aime, et par conséquent, d’en découvrir par association de nouvelles. Les séries, j’en regarde à longueur de journée. Lorsque je travaille, ou le soir en étant vraiment concentrée dessus. En soi, les séries ont plein d’avantages. Les épisodes sont courts, ou du moins plus courts qu’un film. Et généralement, comme on en connaît la durée, on sait à peu près le temps qu’on a passé à travailler en comptant le nombre d’épisodes visionnés (oui oui, quand on perds la notion du temps, les séries font office de minuteur / chronomètre). Autre avantage, même si c’est pas le cas chez tout le monde, ici on regarde toutes les séries en VO. Et ce, quelle que soit leur langue (parfois cela peut-être de l’espagnol, du japonais ou coréen, ou du hollandais, selon la série). Et mon niveau d’anglais n’en est que meilleur. Aujourd’hui, à force d’avoir l’anglais en langue orale ou en sous-titre, je comprend tout, et ce n’est clairement pas le système scolaire qui me l’a permis. Peut-être que je devrai faire un petit article là dessus un jour.

Comme le téléchargement c’est mal, je vous propose une sélection de séries disponibles sur netflix, ce qui ne veut pas forcément dire produites par netflix. Je pense qu’elles sont toutes disponibles aussi en streaming quelque part. En fin de sujet, je mettrai probablement d’autres titres, non dispo sur netflix. Parce que netflix n’a pas la réponse à toute nos recherches de séries, malheureusement. C’est d’ailleurs l’un des grands reproches que je pourrai lui faire, bien qu’il soit explicable et expliqué. Parce que contre toute attente, parfois, selon nos goûts, on peut avoir rapidement fait le tour du catalogue (en plusieurs mois quand même hein).

Les séries ne sont pas numérotées, ce n’est pas un ordre de qualité ou de goût. C’est seulement une liste. Bon, trêve de bavardages préalables. Allons-y !


Les 4400: fantastique et SF.
Épisode de 42 minutes.

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« Au cours du siècle dernier, des milliers de personnes ont mystérieusement disparu. Soudainement et inexplicablement, 4400 personnes portées disparues réapparaissent telles qu’elles étaient au moment de leur disparition. Même celles disparues depuis plusieurs décennies n’ont pas pris une ride. Et surtout, personne ne se souvient de rien.
Alors que tout ce beau monde tente de reprendre une vie normale, deux agents du FBI sont chargés d’enquêter sur cet étrange phénomène. Ils découvrent rapidement que ces individus risquent de changer l’Humanité à jamais. »

Eh oui, on commence avec une série vieille, plus de 10 ans. J’ai regardé cette série lors de sa sortie, puis à nouveau il y a quelques mois. Et je ne m’en lasse pas. Elle a de nombreux pairs dans son genre et son synopsis, avec par exemple The Revenant (qui existe en deux versions), Les Disparus, etc. Néanmoins, c’est celle ci qui me plaît tout particulièrement.

Les personnes sont assez attachants, et bien travaillés. Puisqu’on les suit durant plusieurs saisons, on les voit évoluer, parfois s’en sortir, parfois surmonter des difficultés. On découvre petit à petit leur histoire, pourquoi ils sont là, pourquoi ils sont revenus, etc. Et ce que je trouve appréciable, c’est que mêmes les « méchants » ont un côté « gentil ». Ils ne sont pas juste l’élément perturbateur gratuit, ils le sont pour une raison, pour leur vécu.Certains personnages sont peut-être un peu clichés, mais de façon générale, les personnalités et caractères sont assez bien maîtrisés et travaillés.

La série comporte un peu de fantastique, évidemment, déjà de part son scénario: des disparus de plusieurs époques différentes qui réapparaissent à la vie en même temps et du jour au lendemain. Ils développent petit à petit des facultés et habilités, des pouvoirs en soi. Mais je trouve que le too much est vraiment évité, c’est réalisé assez finement. Chacun a une habilité, parfois elle survient chez plusieurs personnes, mais à des moments différents, dans des situations différentes, etc. Et l’apprivoisement de cette nouvelle faculté est personnelle à chacun. Chaque individu réagit également différemment face à son histoire.

Le seul regret éventuel face à cette série c’est qu’elle s’est arrêtée, alors qu’elle aurait pu continuer je pense. La dernière saison est un peu baclée, cela lui a été reproché, ce qui semble logique de la part du public insatisfait, et de la production qui était en train de l’arrêter. La critique sur allociné n’est pas sensationnelle, sur netflix, un peu plus. À l’époque de sa sortie, je n’avais pas vraiment accès à ce genre de données donc pour moi c’est un peu un détail et je connais mal l’histoire critique / production / accueil du public du coup. En tous cas, l’ayant beaucoup appréciée, je ne comprend pas son semi-flop, surtout face au nombre de saisons réalisées (5).


Breaking Bad: drogue et crime.
Épisode de 42 minutes.

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« Walter White, 50 ans, est professeur de chimie dans un lycée du Nouveau-Mexique. Pour subvenir aux besoins de Skyler, sa femme enceinte, et de Walt Junior, son fils handicapé, il est obligé de travailler doublement. Son quotidien déjà morose devient carrément noir lorsqu’il apprend qu’il est atteint d’un incurable cancer des poumons. Les médecins ne lui donnent pas plus de deux ans à vivre. Pour réunir rapidement beaucoup d’argent afin de mettre sa famille à l’abri, Walter ne voit plus qu’une solution : mettre ses connaissances en chimie à profit pour fabriquer et vendre du crystal meth, une drogue de synthèse qui rapporte beaucoup. Il propose à Jesse, un de ses anciens élèves devenu un petit dealer de seconde zone, de faire équipe avec lui. Le duo improvisé met en place un labo itinérant dans un vieux camping-car. Cette association inattendue va les entraîner dans une série de péripéties tant comiques que pathétiques. »

Série mythique dont quasiment tout le monde a déjà entendu parlé, Breaking Bad. Il faudrait que je la regarde une seconde fois, juste pour le plaisir. Actuellement, la série Better Call Saul est produite et sort petit à petit chaque année, Saul est un personnage de la série Breaking Bad (plus ou moins important selon les saisons et épisodes). Du coup, bien que la série en tant que telle soit arrêtée, on suit encore l’un de ses personnages, mais dans un contexte totalement différent, et ça, on adore !

Les personnages sont assez attachants, dès le départ, dans le sens où chacun a un caractère défini, une situation et une vie ancrée. C’est assez appréciable, il n’y a rien de plus ennuyant pour moi, que quand les personnages sont creux. Il m’arrive d’adorer une série, mais que mon engouement soit terni justement à cause du manque de profondeur des personnages. Bref, ici ce n’est pas le cas. On a de l’attachement, de la mise en commun entre nous et les personnages, au début de la série. Ce sont des personnes comme vous et moi, dont la vie déraille petit à petit, et ça, on aime, ça nous parle.

Petit à petit, le scénario, de prime abord assez simple: un prof malade cherche un autre moyen de se faire de l’argent, se complexifie, avec de nouveaux personnages, des situations de plus en plus compliquées à gérer… On est à mi chemin entre le drôle, l’étonnant, et l’énervant parfois. La fin de la série est vraiment un bouquet, une cerise. Mais je ne pense pas que c’est le moment de la série que j’ai préféré. Les personnes et l’histoire, comme je l’ai dit, se complexifient, ils deviennent tous petit à petit sombres. Le vrai caractère des choses et des personnes se révèle je suppose. Mais moi, je les préférai bien mignons, de plus en plus rebelles, beaucoup dans la panades, mais pas vilains.

Je ne veux pas spoiler, donc je ne rentre pas dans les détails. Mais en ce qui me concerne, à la fin de la série, je déteste Walter et ce qu’il a fait de sa vie. Autant dans le reste de la série, je compatis, je me dis qu’il doit foncer et tout, autant après ça déraille. Mais c’est ce qui fait le charme de la série. On sait qu’il est quasiment impossible que tout finisse bien, même si parfois on a envie d’y croire.

Sur l’aspect purement esthétique de la série: gros coup de coeur pour le générique, et pour la mini scène filmée en début d’épisode, qu’on découvre petit à petit et qu’on comprend en fin de saison. Plus le temps passe, plus je suis sensible aux cadrages et façons de filmer, et pour ça cette série est sympa. Chez les productions de Netflix, c’est aussi très souvent le cas.


Orphan black: suspens et expérience.
Épisode de 42 minutes.

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« Marginale et orpheline, Sarah est témoin du suicide d’une femme. Après réflexion, elle décide de prendre l’identité de cette dernière, qui lui ressemble étonnamment. Elle découvre qu’elles sont en fait deux clones, que d’autres existent et sont la cible d’un tueur qui tente de les éliminer une à une. »

Orphan Black est encore en production, donc il est plus difficile d’en parler d’un bout à un autre. Mais je suis fan fan fan. J’attends chaque nouvel épisode avec impatience. Elle est assez unique en son genre, il ne me semble pas en connaître d’autres sur les mêmes sujets, ou du même style. Après la lecture du résumé Allociné, je trouve que cela ne fait pas tellement tellement envie. Mais le scénario est en fait très complexe.

Les personnages sont très particuliers. On est un peu dérouté parce que les personnages principaux, qu’on peut voir sur l’affiche par exemple, sont tous joués par la même actrice, donc on ne peut que saluer le jeu par ailleurs. Chacune des femmes qu’elle joue a une personnalité propre, très différente de celle des autres. Elles sont toutes attachantes à leur façon, pour des raisons différentes. Elles ont des points communs, puisqu’elles sont des clônes, mais leurs vies respectives ont pris des chemins totalement différents, de par leurs choix, mais aussi de par l’endroit où elles ont été placées pour grandir.

Au début de la série, le scénario paraît déjà compliqué, parce que Sarah ne connaît pas la situation et ne sait pas dans quoi elle a mis les pieds. Mais, ce n’est que le début. A chaque nouvelle saison, on découvre une nouvelle épaisseur de secrets, parfois plus sombres, parfois remplis d’innocence au départ. On a juste envie d’en savoir plus, de comprendre une bonne fois pour toute. Et les saisons ont beau se multiplier, aucune ne se ressemble, et le rythme est toujours assez soutenu et rapide, on ne s’ennuie pas, et on sent la tourmente dans laquelle l’histoire se déroule. Malgré tout, il y a des petits moments simples de la vie qui apparaissent, des dîners, des retrouvailles, des fêtes d’écoles, et ça c’est appréciable, ça permet de vraiment poser l’histoire dans une réalité.

En terme de cadrage, vue, film, mise en scène, c’est un peu particulier dans le sens où chacune des femmes a une vie particulière, et donc une atmosphère qui lui correspond. La façon de filmer s’en trouve automatiquement influencée, mais aussi la bande son utilisée (je pense notamment aux scènes avec le personnage d’Elena, qui a toujours un petit extrait son particulier au départ, qui fait qu’on sait qu’elle sera là).

Si vous ne connaissez pas, foncez ! En tous cas, moi j’adore et j’attends avec impatience la suite ! La saison 5 est en production.


The Crown: histoire et sentiment.
Épisode de 60 minutes.

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« La série se concentre sur la Reine Elizabeth II, alors âgée de 25 ans et confrontée à la tâche démesurée de diriger la plus célèbre monarchie du monde tout en nouant des relations avec le légendaire premier ministre Sir Winston Churchill. L’empire britannique est en déclin, le monde politique en désarroi… une jeune femme monte alors sur le trône, à l’aube d’une nouvelle ère. »

Autre série, autre style, autre registre. The Crown. Elle n’a pour l’instant qu’une seule saison, mais comme elle est assez particulière, ça valait le coup d’en parler, même si c’est assez difficile de faire le tri dans les séries appréciables. The Crown a un aspect historique que je n’aime pas du tout d’habitude. L’aventure, le moyen-âge, la guerre et tout ça, ce n’est généralement pas ma tasse de thé, encore qu’en film, j’aime tout sauf l’aventure pure et dure. Bref.

Le personnage d’Elizabeth est très très complexe. On se rend compte, que ce soit réellement le cas de la Reine d’Angleterre ou pas, qu’être souveraine est vraiment très particulier (sans blague). Je m’explique. En devenant reine, elle perd ce qu’elle est en tant que personne, et c’est un perpétuel questionnement quant à savoir si les choix qu’elle doit faire doivent être imprégné de sa personne/personnalité ou de son devoir. Elizabeth et la reine ne sont pas la même personne. On sent un conflit intérieur dans son personnage, et l’actrice le joue très très bien. La formulation n’est pas toujours présente, parfois tout est dépourvu de mots, mais son expression faciale est très très riche. Quant aux autres personnes, par exemple son époux, le duc, déjà, c’est très très drôle de voir l’acteur de l’avant dernier Doctor Who dans un rôle sérieux. Son personnage est aussi complexe, du fait du couronnement de sa femme, il a une attention et une tendresse indéniable, mais on sent petit à petit que parfois c’est trop pour lui. Ce qu’on comprend, parce qu’Elizabeth doit parfois réaliser des choix pour la royalité et non pour sa famille en tant que tel, et ce au détriment de cette dernière le plus souvent.

Je ne m’avance pas sur la véracité, le réalisme, ou l’exactitude de ce qui est relaté dans la série. Mais je pense que la série a tout de même cette justesse dans ce qu’elle montre du dilemme permanent. Les décisions ou évènements ne sont peut-être pas factuels, mais l’atmosphère, l’ambiance, me semblent tout à fait réalistes bien que difficiles, incompréhensibles voire révoltants parfois.

Pour la mise en scène, la série est basée sur de nombreux non-dits. Beaucoup de situations sont remplies de sous-entendus, et de nombreuses actions sont réalisées de façon protocolaires, du fait de l’aspect historique et royal qu’elles reproduisent. Le spectateur connaît indéniablement l’histoire majoritairement depuis le point de vue d’Elizabeth, bien que certaines scènes sortent de ce cadre (puisqu’elle n’y assiste pas, n’en connaît pas l’existence ou les faits, etc).

En tous cas, j’ai hâte de voir la suite.


Scream – the tv series: angoisse et meurtre.
Épisode de 42 minutes.

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« A Lakewood, un tueur masqué déguisé en fantôme sème la terreur autour de lui, faisant remonter à la surface les secrets d’un passé trouble. Le coupable aurait-il un lien avec le mythique Brandon James, qui avait à l’époque laissé de nombreuses victimes sur son passage ? L’assassin était alors obsédé par la jeune et belle Daisy. La fille de celle-ci, Emma, a aujourd’hui l’âge de sa mère au moment des drames. Le cauchemar recommencerait-il ? Qui sera la prochaine cible du détraqué ? »

Dernière série pour aujourd’hui, sinon je pourrai au moins en citer quinze différentes de plus. La série est encore en production, et comporte déjà plusieurs saisons, assez courtes, de moins de dix épisodes. Le rythme de chaque épisode est assez soutenu, ce qui va assez bien avec l’aspect poursuite. Puisque très clairement, on reprend l’idée de Scream classique. Emma se fait littéralement toujours poursuivre, à cause de sa mère, oui et non. Mais le personnage au masque est toujours utilisé par la personne qui poursuit, c’est une constante.

Le personnage d’Emma est assez intéressant, parce qu’elle est assez innocente au départ: lycéenne assez populaire et douée en classe, elle a un petit ami, une bandes d’amis officiels, et ceux qu’elle a laissé tomber pour la popularité. Classique. Sauf qu’à force d’être visée et persécutée, son cercle d’amis change, seuls les vrais demeurent, et elle se rapproche à nouveau de ses vrais anciens amis abandonnés pendant un temps. Et c’est aussi parce qu’elle est visée et persécutée qu’elle est petit à petit de plus en plus détraquée et cassée. Rien d’étonnant vu la situation ceci étant.

La série est en soi un peu kitch, et le scénario répétitif, mais la chute en fin de saison est toujours très appréciée. Durant chaque saison, les suspects se multiplient, sont passés à la loupe, etc, et on est toujours surpris à la fin. Et les motifs cachés s’expliquent alors. Elle est peut-être plus légère que les autres séries mentionnées au dessus dans cet article, mais parfois c’est ce dont on a envie. Et malgré cette légèreté, on a toujours hâte du prochain épisode pour en savoir plus.

Pour la mise en scène, tout est sur le vu / non vu, et aussi le « mal-vu », on est dans le mystère et la peur, donc l’atmosphère est vraiment dans le suspens.


Voilà pour la sélection de série aujourd’hui. J’essaierai d’en faire peut-être d’autres de temps en temps, plus thématiques, ou sur de nouvelles découvertes. Aujourd’hui, j’ai choisi des séries dont chaque scénario était différent des autres.

Sans rentrer dans le détail, je peux aussi vous conseiller: Lie to me (série ancienne et finie, mais géniale. Coup de coeur pour le personnage principal et son nez psycho imparable, Sherlock (en production constante, peu d’épisodes dans chaque saison, rythme rapide, intrigue, on est accro), Elementary (enquête avec un autre sherlock, tout comme la précédente, j’adore la liste de détails remarqués par le sherlock, on peut comparer les deux, c’est sympa), How I met your mother (unique, finie), Big bang theory (pour la geek qui est en moi), et Modern family (léger, drôle, réaliste, la vie d’une grande famille pas si atypique que ça, donc ça nous parle, toujours en production).

Voilà pour aujourd’hui.

À bientôt,

Mely

 

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